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Archives départementales de la Côte-d'Or

À compter du lundi 3 mai, les salles de lecture rouvrent leurs portes au public :
La salle de lecture de la rue Jeannin est ouverte au public du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h. La consultation des archives se fait uniquement sur inscription, avec réservation des documents, la veille à 15 h 30 au plus tard (
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Mai - Les curés et desservants pendant la période concordataire à travers 4 portraits

Lettre DumayLa sous-série 1 V traite des institutions religieuses pendant la période de 1801 à 1905. Ce fonds comporte principalement les archives de la préfecture. Notre reclassement a porté sur les dossiers individuels de curés et desservants des différentes communes de Dijon.

La loi Guizot (1833) permet de créer des écoles de filles et des écoles de garçons dans les communes d’au moins 800 habitants. La loi Falloux (1850) assure la liberté d’enseignement dans ces écoles notamment par les congrégations. Avec l’avènement de la IIIème République, le but est de réduire l’influence de la religion sur les mentalités, ce qui n’est pas sans créer des conflits entre les instituteurs et les prêtres. Ces dissensions vont s’accentuer avec les lois de Jules Ferry de 1881 et 1882, qui, en rendant l’école gratuite, obligatoire et laïque, vont permettre de consolider le régime républicain à l’aide des « hussards noirs de la République », c’est-à-dire les instituteurs.

Dans la mesure où les affaires du culte sont gérées à l’échelle départementale, c’est la préfecture et donc les préfets qui sont appelés à veiller à la bonne conduite morale des prêtres. Leur comportement auprès de leurs ouailles ne doit pas perturber l’ordre public ni donner lieu à du prosélytisme en défaveur du régime en place.

C’est donc dans ce contexte politique et social qu’ont évolué nos quatre prêtres desservants, de leur naissance à leur mort.

Le fonds que nous avons à reclasser concerne un fonds de la Préfecture (1 V) portant sur les nominations de prêtres desservants entre 1801 et 1905, soit du Concordat de 1801 à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat en 1905. Avec le concordat, le prêtre devient un fonctionnaire rémunéré par l’Etat et sa nomination par l’évêque doit donc être soumise à l’approbation du préfet. De ce fait, le prêtre est soumis à l’autorité du préfet dans l’exercice de ses fonctions.


Liste des différents documents trouvables dans ce fonds :

- Lettres de nomination (souvent accompagnées de tableaux d’indications règlementaires)
- États des mutations
- Courriers

     Entre le curé et la municipalité
     Entre le préfet et l’évêque

- État civil (naissance ou décès)
- Plaintes
- Télégrammes
- Décrets
- Pétitions
- Demandes de renseignements
- Articles de journaux
- …

Pour notre présentation, nous nous sommes centrés sur quatre portraits de curés entre 1830 et 1891. Nous avons choisi, à partir de ces portraits, de vous présenter la vie d’un curé dans la seconde moitié du XIXème siècle.


> Voir la présentation

Cotes des dossiers des desservants présentés :
Archives départementales de la Côte-d'Or
. Pierre CHAMSON, 1 V 28 ;
. Antoine Henry DUMAY, 1 V 29 ;
. Jacques Pierre GAILLET, 1 V 30 (correction du prénom mentionné "Jacques Paul") ;
. François PICARD, 1 V 34.