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Archives départementales de la Côte-d'Or

La salle de lecture de la rue Jeannin et celle de l'annexe sont ouvertes au public selon des modalités adaptées à la crise sanitaire.
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Quand les chartreux habitaient la chartreuse (2017)

Documents des Archives départementales de la Côte-d'Or

La chartreuse, pour les Dijonnais, c'est un hôpital psychiatrique. Le mot évoque d'autant moins le monastère qui a fonctionné là durant quatre siècles que les bâtiments antérieurs à la Révolution ont presqu'entièrement disparu et que le Puits de Moïse, merveille absolue, n'est guère admiré que par les plus avertis des touristes - à cause de son éloignement du centre et parce qu'il est au coeur d'un lieu supposé d'enfermement.

Ce lieu a d'ailleurs ces deux caractéristiques depuis la fin du XIVe siècle : les chartreux, qui suivent la règle de saint Bruno, s'installent à l'écart des villes et sont astreints à rester dans la clôture.

Le nom de Chartreuse désigne d'abord le massif montagneux, près de Grenoble, où saint Bruno installe ses religieux en 1084 : la Grande chartreuse. Les établissements fondés à la suite et d'après sa règle prennent le nom de chartreuses. Le substantif est décliné en deux adjectifs : chartreux et cartusien.

Le nom de Champmol, quant à lui, signifie « champ mou » ; et il n'est que de voir, sur les plans et les images de la chartreuse, combien l'eau est présente dans l'enclos : l'Ouche et ses dérivations rendent humide, ou mou, le terrain sur lequel s'élève la chartreuse.

Tous les documents sont conservés par les Archives départementales de la Côte-d'Or, dépositaire des archives de la chartreuse après sa suppression révolutionnaire. Le fonds de la chartreuse (46 H) a été en partie reclassé en 2014 par Clémence Lescuyer, archiviste paléographe.

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