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Archives départementales de la Côte-d'Or

La salle de lecture de l'annexe, 41 quai Gauthey, sera fermée exceptionnellement au public le vendredi 26 juillet 2024.

 

35 Fi 8/104

 

Qui était René Goguey ?

René Goguey (Labergement-Sainte-Marie, 20 août 1921 - Dijon, 21 août 2015) est l’un des pionniers de l’archéologie aérienne ; il a consacré à cette technique 54 ans de sa vie (de 1958 à 2012). Passionné par l’aviation et l’archéologie, c’est à l’aviation qu’il se consacre en premier lieu. Malgré sa réussite au concours d’entrée de l’armée de l’Air en 1940, le contexte de seconde Guerre Mondiale ne lui permet pas de rejoindre son affectation. Il se tourne alors vers l’enseignement, en qualité de professeur d’histoire au Lycée Hippolyte-Fontaine de Dijon. Il réintègre donc l’armée en tant que sous-officier réserviste en 1950 à la BA 102 Dijon-Longvic.

C’est au cours de l’année 1958 qu’il lui est possible de concilier pour la première fois l’aviation et l’archéologie. L’Armée de l’Air et le Ministère de la Culture le missionnent alors pour effectuer une mission de prospection à but archéologique. Suite à cette première demande, les missions de prospection aérienne se multiplient, avec le soutien et les avions de l’armée de l’Air de la base de Dijon-Longvic et de la 33e escadre de Reconnaissance de la BA 124 Strasbourg-Entzheim. Il s’agit notamment de survols du site d’Alésia, permettant à René Goguey de mettre au point une méthodologie de prospection pour ses futures missions. Méthodologie qu’il décrit dans sa thèse « De l’aviation à l’archéologie, recherche sur les techniques et les méthodes de l’archéologie aérienne, Alésia, Vix et quelques sites archéologiques en Bourgogne » pour l’École Pratique des Hautes Études, publiée en 1968. Ses survols sont alors concentrés sur la région Centre-Est, principalement en Bourgogne.
 

35 Fi 7/139
ADCO, 35 Fi 7/139, René Goguey à bord d'un avion type Broussard (1963-1982)

 

Malgré un accident aérien en 1983, René Goguey ne s’arrête pas là. En 1984, il cré le Comité Régional de Recherche Archéologique de Bourgogne (CRRAB), association qui lui permet de réaliser ses missions de prospection aérienne avec l’aide de bénévoles mais aussi de percevoir les subventions du Conseil général de la Côte-d’Or, de la DRAC et du Conseil régional de Bourgogne.

 

35 Fi 7/134
ADCO, 35 Fi 7/134, Le Robin 3000 (1988-1997)

 

35 Fi 6/187
ADCO, 35 Fi 6/187, Vue générale du Mont Auxois et de ses environs (1999)


Grâce à ces survols et à des résultats convaincants, René Goguey parvient a prouver l’efficacité de cette méthode, pourtant longtemps décriée. Le Conseil Régional va alors s’impliquer en 1990, en acquérant et dotant René Goguey d’un avion (Le Robin R3000), réservé à la recherche archéologique aérienne. Un aménagement de trappes spécifiques lui permet une prise de photos angulaires et verticales. 
Ainsi, grâce à ces survols, René Goguey a pu découvrir de nombreux sites archéologiques et sa technique lui a permis d’enregistrer environ 4 000 sites, principalement en Bourgogne. Mais les découvertes ont également concerné d’autres régions françaises : Franche-Comté, Alsace, Lorraine, Champagne-Ardennes, Gâtinais, Isère-Dauphiné… grâce à sa mission principale, « De la Loire au Rhin », débutée en 1976 et achevée en 1991 ; et à l’étranger, notamment en Hongrie et Tchécoslovaquie, grâce aux soutiens combinés du Ministère des Affaires Étrangères et du Conseil régional de Bourgogne. Parmi ses grandes découvertes aériennes, on lui doit le second théâtre d’Autun, le camp de la VIIIe légion romaine de Mirebeau-sur-Bèze ainsi que des précisions sur le siège d’Alésia.

Mais René Goguey a également participé à des campagnes d’archéologie terrestre. Directeur des fouilles programmées du camp de la VIIIe légion et du sanctuaire de Mirebeau-sur-Bèze avec Michel Reddé de 1968 à 1990 et de la villa romano-celtique de Rouvres-en-Plaine (1966-1967), René Goguey a aussi dirigé des fouilles de sauvetage : entre autres le site gallo-romain de Lux (1980-1982) et la nécropole protohistorique de Longvic-lès-Dijon (1964-1965). Tous ces résultats et découvertes ont fait l’objet d’une grande diffusion aux quatre coins de l’Europe sous toutes sortes de formes : publications, conférences et expositions (France, Angleterre, Tchécoslovaquie, Pays-Bas, Hongrie, Belgique, Allemagne…). Avec 65 publications à l’échelle régionale, nationale et internationale, René Goguey a également contribué au développement de la photo-interprétation dans le cadre de la revue "Photo-Interprétation" et par le biais de stages avec le Centre de Recherche et d’Urbanisme.
Lieutenant-colonel réserviste, il fut affilié à l’UMR 6298 ArthéHis (Archéologie, Terre, Histoire, Société) du CNRS, a été membre de l’Académie des Sciences Arts et Belles-Lettres et Président de la Commission des Antiquités de Côte-d’Or.
Avec plus de 3000 heures de vol, René Goguey est considéré comme l’un des pionniers de l’archéologie aérienne en France. Il a, avec d’autres prospecteurs aériens comme Roger Agache en Picardie ou Jacques Dassié en Charente-Maritime, permis à l’archéologie aérienne de devenir une nouvelle source de l’archéologie.

 

35 Fi 7/42
ADCO, 37 Fi 7/42, Fouilleurs à Mirebeau-sur-Bèze (1971)

 

L’arrivée du fonds René Goguey

Après plusieurs années de prospection de la part de René Goguey, les Archives départementales acceptent en 2013 de prendre ces documents sous leur aile. Un acte de donation est signé en juillet 2015 devant notaire, permettant d’encadrer juridiquement ce transfert de propriété. À l’automne 2015 nous allons donc rechercher au domicile de M. Goguey plus de 70 000 diapositives, 3 TO de données numériques (diapositives numérisées principalement mais aussi des clichés nativement numériques, des rapports, des plans…), quelques mètres linéaires d’archives papier, d’ouvrages, de cartes, de cassettes VHS… L’enjeu pour les Archives départementales est alors d'inventorier l’ensemble de ces documents, et principalement l’aérophotothèque. La méthode qui est mise en place pour réaliser l’inventaire de cette dernière est de lier la diapositive physique à sa copie numérique et à l’interprétation des vestiges faite par René Goguey. Ce travail titanesque durera finalement 7 ans.
 

La fin du traitement et la mise à disposition des ressources

L’année 2023 marque donc la fin du traitement de ce fonds hors norme : l’ensemble des diapositives sont inventoriées, en y associant leurs copies numériques et leur interprétation. Les ouvrages sont également décrits tout comme les archives papier, les documents nativement numériques et les éléments audiovisuels. Les inventaires manquants vont ainsi, au cours de l’année 2023, être mis en ligne, afin de permettre à tous de profiter de ces ressources, et elles sont diverses.


Quelles ressources ? La « galaxie Goguey »

Il y a tout d’abord l’élément le plus important du fonds en terme matériel et scientifique à savoir l’aérophotothèque, cotée en 35 Fi pour les diapositives physiques. Cet ensemble était tellement vaste que nous l’avons redécoupé en plusieurs sous-ensembles (sous-sous-séries) qui correspondent à des zones géographiques :

 

  • 35 Fi 1 - Côte-d’Or

35 Fi 1/2497
ADCO, 35 Fi 1/2497, Lux (1976)
 

  • 35 Fi 2 - Bourgogne hors Côte-d’Or (Saône-et-Loire, Yonne, Nièvre)

35 Fi 2/15
ADCO, 35 Fi 2/15, La Celle-en-Morvan (Saône-et-Loire, 1989)

 

  • 35 F 3 - France hors Bourgogne et plus particulièrement les régions suivantes :
     
  • Franche-Comté

35 Fi 3/99
ADCO, 35 Fi 3/99, Attricourt (Haute-Saône, Franche-Comté; depuis 2016 : Bourgogne-Franche-Comté 1976)

 

  • Île-de-France

35 Fi 3/139
ADCO, 35 Fi 3/139, Chalautre-la-Petite (Seine-et-Marne, Ile-de-France 1992)

  • Champagne-Ardennes

35 Fi 3/316
ADCO, 35 Fi 3/316, Villeloup (Aube, Champagne-Ardennes; depuis 2016 Grand-Est 1992)

 

  • Auvergne (Allier)

35 Fi 3/490
ADCO, 35 Fi 3/490, Le Veurdre (Allier, Auvergne; depuis 2016 : Auvergne-Rhône-Alpes 1976)

 

  • Centre-Val-de-Loire

35 Fi 3/517
ADCO, 35 Fi 3/517, Puiseaux (Loiret, Centre-Val-de-Loire 1989)

 

  • Alsace

35 Fi 3/533
ADCO, 35 Fi 3/533, Artolsheim (Bas-Rhin, Alsace; depuis 2016 : Grand-Est 1990)

 

  • Rhône-Alpes

35 Fi 3/916
ADCO, 35 Fi 3/916, Vienne (Isère, Rhône-Alpes; depuis 2016 Auvergne-Rhône-Alpes 1991)

 

  • 35 Fi 4 - Hongrie et Tchécoslovaquie

35 Fi 4/459
ADCO, 35 Fi 4/459, 
Beřkovice (Tchécoslovaquie 1991)

 

  • 35 Fi 5 - Grands sites et plus particulièrement :
     
  • Alésia

35 Fi 5/218
ADCO, 35 Fi 5/218, Vestiges fouillés du centre monumental à Alésia (1978)

 

  • Bibracte

35 Fi 5/999
ADCO, 35 Fi 5/999, Bibracte (1992)

 

  • Autun

35 Fi 5/1066
ADCO, 35 Fi 5/1066, Autun (1976)

 

  • Vix

35 Fi 5/1369
ADCO, 35 Fi 5/1369, Vix (1995)

 

  • 35 Fi 6 - Sélections thématiques :

Ce sont les clichés les plus beaux et/ou marquants isolés par René Goguey autour de thématiques diverses comme les fermes et maisons fortes, les lieux de culte, les enceintes, les voies, les châteaux… Une partie de ces diapositives sont classées par année puis par zone géographique. On pourra ainsi trouver par exemple les plus beaux clichés, selon R. Goguey, du département de l’Aube en 1999.
 

35 Fi 6/2651
ADCO, 35 Fi 6/2651, Cible de la Luftwaffe à Brochon (1964)

 

  • 35 Fi 7 - Clichés non aériens :

Documents de préparation des vols, sites en cours de fouille (photographies prises du sol) ou bien mobilier issu de ces mêmes fouilles, avions, voyages à l’étranger et paysages sans lien direct avec l’archéologie.
 

35 Fi 7/32
ADCO, 35 Fi 7/32, Fouilles à Mirebeau-sur-Bèze (1971)

 

  • 35 Fi 8 - Documents iconographiques hors diapositives :

Tirages papier, négatifs, données cartographiques, matériel d’exposition
 


ADCO, 35 Fi 8, Bobines de négatifs

 

  • 14 Num

La sous-série 14 Num correspond principalement aux données nativement numériques que nous avons récupérées dans les disques durs des ordinateurs de René Goguey. On y trouve ainsi les clichés, pris à partir du début des années 2000, lorsque René Goguey se dote d’appareils photos numériques. Il y a cependant des exceptions avec la présence de diapositives numérisées pour lesquelles nous n’avons pas retrouvé l’original et qui n’ont donc qu’une existence numérique. Tout comme pour le 35 Fi, des sous-ensembles ont été créés pour faciliter le traitement de toutes ces données :
 

  • 14 Num 1 : Côte-d'Or

14 Num 1/37
ADCO, 14 Num 1/37, Barbirey-sur-Ouche (2003)

 

  • 14 Num 2 : Grands sites

14 Num 2/669
ADCO, 14 Num 2/669, Fouilles en cours à la Croix-Saint-Charles (Alésia, 2013)

 

  • 14 Num 3 : Sélections thématiques

14 Nul 3/89
ADCO, 14 Num 3/89, Lycée Félix-Kir à Plombières-lès-Dijon (2003)

 

  • 14 Num 4 : Clichés non aériens

14 Num 4/164
ADCO, 14 Num 4/164, Crash de 1983

 

  • 14 Num 5 : Bourgogne hors Côte-d’Or

14 Num 5/225
ADCO, 14 Num 5/225 : Vézelay (Yonne 2005)

 

 

  • 14 Num 6 : Documents électroniques non iconographiques

    Cet ensemble regroupe des éléments très généraux (documents administratifs, dossiers de presse, correspondance…), des documents liés à l’aviation (organisation des missions, relevés des heures de vol, comptes rendus…), des travaux scientifiques et les documents de la Société de recherche archéologique de Mirebeau (SRAM)
     

  • 170 J : Documents papiers

    Ce sont l’ensemble des documents papier issus du fonds Goguey. Ils couvrent une période vaste : des années 1960 aux années 2010 et concernent à la fois l’archéologie aérienne (documents personnels, organisation des missions et syntheses) et l’archéologie plus classiques avec des documents concernant des fouilles à Alésia, Rouvres-en-Plaines, Mirebeau-sur-Bèze, Lux...
     

170 J 45
ADCO, 170 J 45, Fiche pilote (1975)
 

170 J 7
ADCO, 170 J 7, Documentation concernant les avions Robin (1970)
 

170 J 75
ADCO, 170 J 75, Article de presse (1972)
 

  • 176 J : Le CRRAB

 

176 J 8
ADCO, 176 J 8, Plaquette du CRRAB (1990-1999)

 

Le fonds du Comité régional de la recherche archéologique en Bourgogne (CRRAB), dont René Goguey était le president, est composé des pièces que l’on retrouve dans la plupart des fonds associatifs à savoir : des comptes rendus d’assemblées générales, de la comptabilité, de la gestion du personnel, des plaquettes de communication et la gestion de subventions. Le tout permet de mieux comprendre comment René Goguey finançait son travail de prospection aérienne au quotidien.
 

Bibliothèque

Ce sont plus de 150 ouvrages et brochures qui ont été regroupés sous la cote Goguey/. Ils sont une source très intéressante sur l’archéologie aérienne et l’archéologie plus « classique » en Bourgogne Franche-Comté principalement.

 


2015
 

22 AV - Documents audiovisuels

On y retrouve à la fois des cassettes VHS et DVD de reportages sur le travail de René Goguey, mais également des cassettes audio d’enregistrements des interprétations de René Goguey pendant ses vols.

 


 

 

6 Ma - Matériel audiovisuel

 


 

Il regroupe le matériel que nous avons récupéré chez René Goguey : enregistreur audio, appareils photos, filtres…

 

La sécurisation des ressources mises à disposition du public

Comme on le constate dans les inventaires de l’aérophotothèque qui sont déjà en ligne, il y a une différence entre le nombre de clichés numérisés consultables et le nombre de clichés numérisés total.
 


Dans cet exemple il y a 6 images numériques et une seule consultable (copie d'écran du site des Archives départementales de la Côte-d'Or)
 

Cette différence s’explique par le souhait de respecter l’acte de donation signé avec René Goguey et qui a pour objectif de protéger ces sites des pilleurs et autres détectoristes. C’est pour cette raison que nous avons choisi, pour la plupart des sites archéologiques, une photographie par survol, photographie que nous avons recadrée afin de faire disparaître les différents éléments permettant de reconnaître un lieu : pylônes électriques, arbres, bosquets, routes…

 


Extrait de l'acte de donation p.3

 


Exemple de recadrage avec ici le cliché initial de 1995


Et ici le cliché recadré sur les vestiges

 

Cependant, un autre travail a été mené à la fois avec Claude Grapin (conservateur du site d’Alésia) et la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), pour permettre la mise en ligne, en toute sécurité, de clichés non recadrés pour des sites connus du grand public : Alésia, le camp de la VIIIe légion de Mirebeau-sur-Bèze, Bibracte, Autun et Vix.
Comment consulter l’ensemble des clichés de l’aérophotothèque ? C’est simple : il suffit de venir dans notre salle de lecture de la rue Jeannin, vous inscrire en tant que lecteur si ce n’est pas encore fait puis demander la consultation des clichés sur un poste informatique dédié.

 

Le fonds Goguey : pour quels usages ?

Si le premier intérêt du fonds semble archéologique, il en existe bien d’autres que nous avons pu découvrir petit à petit en découvrant des ressources parfois originales. Voici quelques pistes de recherches qui s’éloignent de l’archéologie traditionnelle et qui pourraient être explorées à partir de l’aérophotothèque :

  • L’histoire du territoire à travers l’évolution du paysage : les forêts, les villages, les zones agricoles…

35 Fi 1/3736
ADCO, 35 Fi 1/3736, Vue générale de Montceau-et-Echarnant (1998);
Le cliché montre un paysage rural réorganisé par le remembrement et gagné
par la forêt dont l'extension est consécutive au dépeuplement des campagnes (Claude Grapin, conservateur du site d'Alésia)

 

  • L’histoire agricole à travers les engins utilisés depuis les années 1950, les vignes abandonnées après le phylloxéra…

35 Fi 5/302
ADCO, 35 Fi 5/302, Un attelage collecte des bottes de foin sur le Mont Auxois à Alise-Sainte-Reine (1959)

 

  • L’histoire des mobilités à travers les gares, routes, lignes de chemin de fer, chemins, construction d’autoroutes…

35 Fi 1/1964
ADCO, 35 Fi 1/1964, Trains à l'arrêt à la gare de triage de Gevrey-Chambertin (2001)

 

  • L’histoire sociale à travers les jardins ouvriers et les usines par exemple

35 Fi 1/1375
ADCO, 35 Fi 1/1375, Jardins ouvriers à Dijon (1986)

 

  • L’histoire militaire à travers les camps américains de la seconde guerre mondiale

35 Fi 1/2558
ADCO, 35 Fi 1/2558, Anciens camps militaires américains de la Seconde guerre mondiale à Longvic (1978)

 

  • L’histoire de certains monuments de Côte-d’Or : l’archéodrôme de Beaune-Merceuil, le labyrinthe du château de Bussy-Rabutin, le château de Sombernon…

35 Fi 6/314
ADCO, 35 Fi 6/314, Construction de l'archéodrome de Beaune-Merceuil (1978)

 

Que nous apprennent ces 10 années passées en compagnie de René Goguey ? Que le fonds qu’il a produit est bien entendu incroyable à plusieurs titres : de part sa nature originale (l’archéologie aérienne), son volume (plus de 70 000 images) et son intérêt scientifique.

Tous ces superlatifs représentaient donc un défi pour les archivistes ayant travaillé sur ce projet, défi que nous avons finalement su relever. Au contact de ce fonds, on prend conscience des nombreuses passerelles qui existent entre le travail d’un archiviste et celui de René Goguey. Il nécessite les mêmes qualités : la passion, la méthode, la patience, l’opiniâtreté et il a le même objectif à savoir de révéler au plus grand nombre des traces et trésors insoupçonnés, cachés dans le passé.

 


René Goguey

 

> Télécharger la brochure

> Pour aller plus loin : support de la conférence autour du fonds René Goguey organisée dans le cadre des Journées européennes de l'archéologie 2023 au Muséoparc Alésia