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Archives départementales de la Côte-d'Or

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Octobre - Un scrapbook du 19ème siècle

FRAD021_1FI99_069

Ce scrapbook, ou «collimage» pour les Québécois, a été réalisé en 1883 par Louis de France à l’attention de Jacques de France.

Il est composé d’images très diverses (animaux, caricatures, publicités, personnages célèbres, reproductions de peintures ou de photographies...) qui ont été minutieusement découpées et collées sur 76 pages.

 

 

FRAD021_1FI99_050À ces images s’ajoutent d’autres collages décoratifs plus petits aux thèmes également variés : fleurs, portraits, animaux, insectes, frises... Certaines pages semblent s’organiser autour d’un thème particulier comme par exemple les paysages, les portraits de femmes, la géographie ou les papillons. On trouve également, sur certaines pages, des images animées ou en relief.


ADCO, 1FI99

 

Un collectionneur d'images vu par Zola.

Dans Une page d'amour, roman publié en 1878, Zola met en scène Rosalie, bonne et cuisinière d'une veuve dans le quartier de Passy, à Paris. Rosalie est autorisée par sa patronne à recevoir Zéphyrin, son promis, le dimanche après-midi, dans la cuisine. Ils ont grandi ensemble en province ; Zéphyrin est conscrit à Paris, et il est passionné par les images, qu'il ramasse, qu'il collectionne, qu'il découpe et qu'il regarde sans se lasser.
Zola ne nous dit pas s'il les colle ensuite, mais il décrit la passion du collectionneur - la même, sans doute, qui anima le créateur de notre scrapbook.


FRAD021_1FI99_065D’ailleurs, il avait toujours ses poches pleines à crever. Il en tirait des curiosités, des cailloux transparents, pris au bord de la Seine, d’anciennes ferrures, des baies sauvages qui se séchaient, des débris méconnaissables dont les chiffonniers n’avaient pas voulu. Sa passion était surtout les images. Le long des routes, il ramassait les papiers qui avaient enveloppé du chocolat ou des savons, et sur lesquels on voyait des nègres et des palmiers, des almées et des bouquets de roses. Les dessus des vieilles boîtes crevées, avec des dames blondes et rêveuses, les gravures vernies et le papier d’argent des sucres de pomme, jetés dans les foires des environs, étaient ses grandes trouvailles, qui lui gonflaient le cœur. Tout ce butin disparaissait dans ses poches ; il enveloppait d’un bout de journal les plus beaux morceaux. Et, le dimanche, quand Rosalie avait un moment à perdre, entre une sauce et un rôti, il lui montrait ses images. C’était pour elle, si elle voulait ; seulement, comme le papier, autour, n’était pas toujours propre, il découpait les images, ce qui l’amusait beaucoup.

 

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