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Archives départementales de la Côte-d'Or

À compter du lundi 3 mai, les salles de lecture rouvrent leurs portes au public :
La salle de lecture de la rue Jeannin est ouverte au public du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h. La consultation des archives se fait uniquement sur inscription, avec réservation des documents, la veille à 15 h 30 au plus tard (
archives@cotedor.fr ou 03 80 63 66 98).
La salle de lecture de l’annexe Quai Gauthey est ouverte au public le vendredi matin de 9 h à 12 h. La consultation des archives se fait uniquement sur inscription, avec réservation des documents, le jeudi précédent à 15 h 30 au plus tard (archives@cotedor.fr ou 03 80 63 66 98).

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Mars - Il y a 630 ans : le duc Philippe le Hardi fonde la Chartreuse de Champmol

une_032015_003Le 15 mars 1385, le duc de Bourgogne fonde à Champmol, près de Dijon, un couvent de l’ordre des Chartreux (fondé par saint Bruno trois siècles auparavant, en 1084) consacré à la «  benoiste Trinitez ».

Dans le préambule de l’acte dont les Archives départementales de la Côte-d’Or conservent et présentent l’original, « Philippe, filz de Roy de France », souligne la « povreté » et la « vie contemplative » des frères de la Chartreuse, qui prient nuit et jour pour le « bon estat du bien publique et des princes qui en ont le gouvernement ». Voulant remercier Dieu de sa protection dans les « perilz » qu’il a affrontés, il fonde un « couvent » de 24 moines sur ses terres, et le dote de revenus : du bois à prendre dans les forêts de Champmoron et de Haute-Serve ; du sel à prendre sur les salines de Salins ; une rente annuelle de 1500 livres tournois.

En réalité les travaux de construction avaient commencé avant 1385, mais l’acte leur donne une impulsion décisive. En quelques décennies, ce couvent devient non seulement la nécropole ducale mais aussi le chef-d’œuvre que nous font regretter les beaux restes connus mondialement, notamment le Puits de Moïse et les tombeaux des ducs désormais conservés au Musée des Beaux-Arts.

L’acte solennel, écrit en français sur parchemin, porte la ratification du duc et de la duchesse Marguerite de Flandre. Leurs deux sceaux ont disparu : seules les incisions dans le revers du parchemin en rappellent le souvenir.


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