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Septembre - Hommage à Henri Darcy, 21 septembre 1956

113 J 2Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir un article paru dans "Le Bien public" en hommage à Henri Darcy, 21 septembre 1956.

Dijon 10 juin 1803 (21 prairial an XI) ; Paris 2 juin 1858.

Fils de Joseph François Jacques Lazare d'Arcy (1774-1817) et d'Agathe Angélique Serdet (vers 1778- vers 1870), fille d'un procureur au Parlement de Dijon, épousée en 1802.

Famille anciennement bourguignonne, descendant de Pierre d'Arcy, capitaine au régiment de Picardie, vraisemblablement originaire du département de l'Yonne. À sa retraite, en 1673, Pierre d'Arcy s'installe à Épinac (Saône-et-Loire). Son descendant, Jacques Lazare Gaspard, père d'Henry (Ier), est originaire de Mirebeau-sur-Bèze. Très enthousiaste des idées nouvelles, il s'engage dans l'Armée en 1792. Il en reçoit son congé définitif en 1798 et entre alors dans l'administration en qualité de receveur de l'Enregistrement à Chanceaux, puis à Dijon.

Tant par sa famille paternelle que maternelle, Henry Darcy est bien implanté dans la région dijonnaise. Il y dispose de revenus fonciers importants, particulièrement sur les communes de Dijon, Ahuy, Fontaine-lès-Dijon et Mirebeau.

Marié le 29 décembre 1829, Dijon, à Henriette Carey (Saint-Pierre Port, île de Guernesey 1er juillet 1808-?), issue d'une famille récemment établie à Dijon.

Études

Une bourse municipale lui permet de suivre sa scolarité au Collège Royal de Dijon (aujourd'hui collège Marcelle-Pardé). Il intègre ensuite l'École Polytechnique en 1821, puis l'École nationale des Ponts-et-Chaussées en 1823.

Carrière

Il est successivement nommé ingénieur dans le département du Jura (résidence à Lons-le-Saunier) en 1826, puis ingénieur "ordinaire" dans le département de la Côte-d'Or (résidence à Dijon) en 1827. Il réalise deux grands ponts sur la Saône, travaille ensuite sur le projet d'adduction d'eau (dérivation et distribution de sources d'eau potable) à Dijon, en 1834. Il en commence la réalisation, contribuant grandement au développement de la ville.

En 1840, ingénieur en chef, toujours dans la Côte-d'Or, il est chargé du tracé de la ligne de chemin de fer dans le département. Ayant réussi à convaincre les ministères du bien-fondé du passage de la ligne Paris-Lyon-Marseille par Dijon, il choisit comme itinéraire la vallée de l'Armançon puis celle de l'Ouche. Il commence également le creusement du grand tunnel de Blaisy.

Le 18 mars 1848, il est mis en disponibilité pour raisons politiques, puis désigné comme ingénieur en chef du canal du Berry. Le 21 juin de cette même année, il est nommé ingénieur en chef, directeur des Ponts-et-Chaussées de Paris. Il s'occupe alors du pavage des rues dans les grandes villes. Envoyé à Londres en 1850 afin d'étudier les réalisations anglaises, il publie, à son retour, un Rapport à M. le ministre des travaux publics sur le pavage et la macadamisage des chaussées de Londres et de Paris.

Promu inspecteur divisionnaire le 30 avril 1850, il demande à être mis en retraite pour raisons de santé en 1855.

Il est également à l'origine de la loi expérimentale de Darcy ou loi Darcy sur la vitesse d'écoulement d'un liquide dans un milieu poreux. Celle-ci a donné une unité de mesure, le "Darcy", toujours utilisé quotidiennement, par les pétroliers, notamment.

Henry Darcy meurt à Paris le 2 janvier 1858. Trois jours plus tard, le maire de Dijon, Théodore Vernier prit un arrêté donnant son nom au carrefour de la Porte Guillaume. Entre 1879 et 1881, la municipalité ordonna l'aménagement du Jardin Darcy en hommage et reconnaissance à l'ingénieur.

Principales publications

Les Fontaines publiques de la ville de Dijon, 1856. Recherches expérimentales relatives aux mouvements de l'eau dans les tuyaux, 1857.

Recherches hydrauliques, terminées et éditées par H. Bazin, 1865.
 

Article paru dans le Bien public le 21 septembre 1956, issu du fonds Darcy.

Archives départementales de la Côte-d'Or, Fonds privés, 113 J 2.

 
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