archives.cotedor.fr

Archives départementales de la Côte-d'Or

Les ADCO seront fermées au public le jeudi 21 novembre (toute la journée) et le vendredi 22 novembre (à partir de 12 h 30).
En raison des travaux d'agrandissement de l'annexe (quai Gauthey), certaines séries de documents sont incommunicables. Pour plus de renseignements, merci de contacter l'accueil de la salle de lecture (03 80 63 64 45).

Vous êtes ici : Archives départementales de la Côte-d'Or /

Juin - Les climats de Volnay en 1507

Dans le terrier du domaine royal (ancien domaine ducal) à Beaune, Pommard et Volnay, on trouve le nom de toutes les terres (d’où le nom de terrier) appartenant à la couronne, avec le nom de l’exploitant. Dans la partie viticole, on trouve le nom des climats, dont la plupart existent toujours, comme par exemple En Cailleret, En Champans, En la Perrière et En Turey, et dont plusieurs sont classés en Premiers Crus et ont une renommée vinicole internationale.

Certains noms ont une étymologie qui n’est pas latine, mais antérieure. Les travaux de toponymie de Françoise Dumas permettent de mieux comprendre à quoi renvoient ces noms étranges ; le plus souvent c’est à la forme ou la consistance du terrain (bossueux, pierreux, boueux, etc.) que fait allusion le nom. Le nom du climat parle du sol ; ensuite il y a tout le reste (géologie du sol, exposition, travail du vigneron, etc.), mais le climat reste la base : c’est d’ailleurs ce qui fonde l’inscription de ces climats au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Enfin, l’étymologie pré-indoeuropéenne de ces noms de climats, qui n’en rend pas le sens compréhensible spontanément, ajoute au mystère et au charme du nom qui figure sur l’étiquette – un nom venant du fond des âges…

1. Une liste impressionnante de climats (Édouard Bouyé)

On trouve, dans le terrier du domaine royal, le détail des climats de Volnay cités dans le terrier du domaine royal (ancien domaine ducal) à Beaune, Pommard et Volnay (f. 285-379v). La plupart de ces noms existent encore, dans une forme orthographique que l’on a mise entre parenthèses, à la suite de la forme présente dans le document. D’autres noms n’existent plus, en tous plus comme climats répertoriés.En Chevret

- F. 285-287 : Déclaration des vignes du Roi à Volnay

F. 285 : Le Cloux de Chevrey (En Chevret) ; En Cailleret
F. 285v : En Cailleret, En Champan (En Champans) ; En la Perrière ; En Turey
F. 286 : En Raiseret ; En Peluchot (les Pluchots) ; En Tormet ; Es Cheneveres
F. 286v : En Boussetourte ; En Brullart (Les Brouillards) ; En Vaulx (En Vaut) ; En Taillepied (Taille Pieds)

F. 287 : En Bougenot

 

- F. 290-292 : Quarstiers à Volnay. Déclaration des vignes que tiennent du Roi différents particuliers, avec une redevance en paniers de raisins

B 517 folio 290

F. 290v : En Goyn
F. 291 : En la Peture (Pitures Dessus) ; En Creusot ; En Angle (Les Angles) ; En Rugeotte (Clos de la Rougeotte)
F. 291v : En Angle (Les Angles) ; En Creusot
F. 292 : En la Combe

Compter en base 20

La foliotation (c’est-à-dire la numérotation des folios) est en base 20, c’est-à-dire en système vicésimal (ou vigésimal). Ce mode de numération n’est utilisé en français de France que pour les nombres allant de quatre-vingt à quatre-vingt-dix-neuf (octante à nonante-neuf dans beaucoup d’autres pays francophones). Il était très usité au Moyen Âge ; témoin le terme d’hôpital des Quinze-Vingts, fondé par le roi saint Louis en 1260 pour 300 aveugles. IVXX V représente donc 285.

B 517 folio 285

- F. 294-310 et 312-321v : Cens (redevances en espèces) dus au Roi ; ne sont cités ici que les cens dus sur des vignes, à l’exception des cens dus sur des terres labourables ou des prés, dont les parcelles ne portent pas de nom mais qui sont décrites par les « confronts », c’es-à-dire les parcelles limitrophes). Certains climats sont situés dans les paroisses limitrophes, alors citées entre crochets [Monthelie, Meursault].

F. 295 : En la Perrière ou autrement En VersoulEn Champans
F. 295v : En la Perrière
F. 296 : En la Peture (Pitures Dessus)
F. 296v : En la Peture (Pitures Dessus)
F. 298 : En Montrousseaul
F. 300 : En Champan (En Champans)
F. 300v : En Creby [à Meursault]
F. 302 : Sous le Cellier [à Monthelie]
F. 302v : En Combedenay [à Monthelie]
F. 305v : En Vaulx (En Vault)
F. 306 : En Mondefonteine
F. 306 : Sous le Cellier [à Monthelie]
F. 307 : En Ronseray (Le Ronceret)
F. 307v : En Haulberain [Monthelie]
F. 308 : Es Plantes [Monthelie]
F. 308 : En Pataissot autrement en Combedenay [Monthelie]
F. 309 : En Lurey (Les Lurets)
F. 309v : En Champan (En Champans)
F. 310 : Es Plantes [Monthelie]
F. 312v : En l’Orme costaule
F. 313 : En Labuissière (La Bouchère ?)
F. 314v : Devant l’Orme
F. 315v : En Beaulregard autrement en champ de Perdix (Beau Regard)
F. 315v : En Toppedaulx
F. 316v : En Taillepied (Taille Pieds), En Poisot (Les Petits Poisots, Les Grands Poisots) ; voir transcription ci-dessous
F. 317 : En Rugeotte (Clos de la Rougeotte)
F. 317v : En Beaulregard (Beau Regard)
F. 318 : Le Cloux de Chevrey (En Chevret)
F. 318v : Le Cloux de Chevrey (En Chevret)
F. 319v : En la Buissière (La Bouchère ?)En Taillepied
F. 320 : En Taillepied (Taille Pieds)
F. 320v : En Franche terre [à Monthelie]
F. 321 : En Turreaul
F. 321v : En l’Ormeau
F. 322 : En Beaulregard (Beau Regard)
F. 322v : Au Poix (Paux Bois ?)
F. 323v : En la Cave (La Cave)
F. 324 : En Taillepied (Taille Pieds)
F. 324 : En Lomboz
F. 325 : En Cailleret
F. 326 : Au Jouys de Chaulx
F. 326v : En Montrousseaul
F. 328v : En la Cave
F. 329v : En Excusot
F. 330 : La Grange le Duc, près du pré du Roy
F. 330v : En Poisot (Les Petits Poisots, Les Grands Poisots)

- F. 335-352v : Censes de vin dus au Roi

F. 335 : En Vaulx (En Vault)
F. 335v : En Vaulx (En Vault)
F. 336 : Ou Cloux blanc
F. 336v : En Turreaul
F. 337 : En Vaulx (En Vault)
F. 337v : En la Peture (Pitures Dessus)
F. 338v : En Vaulx (En Vault)
F. 339 : En l’Ormot (En l’Ormeau)
F. 339 : Sur Roiche (Sur Roches)
F. 340v : En Goyn, « emprès le Roy nostre sire »
F. 341 : En Taillepied (Taille Pieds)
F. 341v : En Ronseray (Le Ronceret)
F. 342 : Es Crays [Pommard] (les Cras)
F. 342v : En l’Ormot (En l’Ormeau)
F. 343 : En Champan (En Champans)
F. 343 : En la Peture (Pitures Dessus)
F. 343v : Sur Roiche (Sur Roches)
F. 344 : En l’Ormot (En l’Ormeau)
F. 344v : En l’Ormot (En l’Ormeau)
F. 345 : En l’Ormot (En l’Ormeau)
F. 345v : En Cloux des Rues
F. 346 : Ou Crot de la Perrière
F. 347 : Ou Petit POisot (Les Petits Poisots)
F. 348v : En l’Ormot (En l’Ormeau)
F. 349v : En Taillepied (Taille Pieds)
F. 351 : Es Herbues
F. 351v : En l’Ormot (En l’Ormeau)
F. 352 : En l’Ormot (En l’Ormeau)

- F. 354-365v : Coutumes de blé dues au Roi (ce sont logiquement des terres labourables plutôt que des vignes, d’où le faible nombre d’occurrences de climats)

F. 354 : En la Peture (Pitures Dessus)
F. 357v : Es Crays

- F. 368-379v : Nouveaux bauxSantenot

F. 373v : « Quatre ouvrées de toppe que souloient estre en vigne, assises au finage dudit Volenay au lieudit en la Buissiere » (La Bouchère ?) (toppe : terre en friche ou en pâturage)
F. 374v : Ou Santenot empres une vigne [Meursault ; Les Santenots, 3 climats]
F. 375v : En Charron [Les petits Charrons ; Le Grand Charron] ; En Lucey [Meursault ; Les Luchets]
F. 378 : En Nervault, qui doit être « destopper et mis en vigne » (toppe : terre en friche ou en pâturage, qu’il s’agit donc ici de planter de vigne)

 

Exemple de transcription de déclaration de cens dû au Roi sur les climats en Taille Pied et En Poisot

B 517, f. 316v

Guillaume et Jehan de la Tour, alias Broquelin, frères, en leur nom, et Philibert Clerget ou nom et comme confrère et bastonnier de la confrayrie dudit Volenay, ou lieu de Philibert Micault, nommé en deux partyes ou terrier de parchemin (folio CV) ; item ou lieu de Jehanne femme Huguenin Boussereaul et de Estine Marchant nommez oudit terrier (folio CVII), confessent devoir chacun an audit sieur audit terme de Notre Dame en mars, assavoir : lesdits Guillaume et Jehan de la Tour dix sept deniers obole dijonnois, et ledit Clerget ou nom que dessus quinze deniers dijonnois, que font deux solz huit deniers obole dijonnois de cense telle que dessus, sur deux ouvrées de vigne assises en Taille Pied, finage de Volenay, emprès l’abbesse de Sainct-Andoiche, d’une part, et Guillaume Quartier, d’autre part ; et sur quatre ouvrées En Poisot, emprès chapitre d’Ostun, d’une part, et François ,Micault, d’autre part. laquelle cense ilz promectent on nom que dessus payer chacun an audit terme, et de ce obligent, assavoir lesdits Broquelins, leurs biens, et ledit Clerget, les biens de ladite confrayrie, etc. Fait le 4e jour de decembre l’an mil VC et VII. Presens Guillaume Pouley et Anthoine Tixier tesmoins pour ce.

2 sous 8 deniers obole dijonnois.

Taillepieds

2. Quelques noms de climats significatifs :

l’apport de la toponymie (Françoise Dumas)

 

En CailleretsEn Cailleret

C’est un diminutif de Caille, issu de KALIA, forme dérivée de la base p-i-e KAL indiquant la « pierre », de la même famille que « caillou ». Les cailloux favorisent l’échauffement rapide du sol, ils permettent à l’eau de pénétrer facilement jusqu’aux racines et forment un écran protecteur contre l’évaporation en période sèche. Ils constituent un des facteurs essentiels de la qualité de la vigne (le climat est un 1er cru), d’où le dicton
« Qui n’a pas de vigne En Cailleret ne sait pas ce que vaut le Volnay ».
Cf. Les Cailles à Nuits-St-G., Les Caillettes à Aloxe, Les Caillerets à Meursault, Le Cailleret à Meursault, En Caillerets à Chassagne-M.
La forme palatalisée chaille, devenue un terme de géologue, est présente dans les nombreux lieux-dits Chaillot et dans le nom de village Cheilly.

 

Es Crays [Pommard] aujourd’hui Les Cras

La dénomination relève de la même base KAR. Elle est médiévale, mais le thème primitif remonte à une forme celtique suffixée: C(A)R- ACOS> CRACOS « colline pierreuse ». Les Cras/ Crays/ Crais désignent des éboulis de cône alluvial, ils constituent un très bon substrat pour la vigne et sont majoritairement devenus des 1ers crus. C’est la dénomination la plus fréquente pour désigner les coteaux pierreux de la Côte viticole :
Les Cras, coteaux dominant Dijon où on a récemment fait renaître les vignes d’antan, Les  Crais et Les Cras à Marsannay, Les Crais à Fixin, Gevrey-Chambertin, Morey-Saint-Denis, Les Cras à Chambolle-Musigny, Les Crâs à Vougeot, Les Cras à Aloxe-Corton, Aux Cras à Nuits-Saint-Georges et à Beaune, Les Cras à Pommard, Les Crays à Monthelie, Les Crais au Petit-Auxey, Les Cras et Les Criots (diminutif) à Meursault, Les Crais à Santenay…
Cette longue liste trace un véritable chemin des vignes.

En la Perrière

De nombreuses perrières (sous la forme PETRARIA dans les chartes latines médiévales) ou anciennes carrières avoisinent les vignes bourguignonnes. Dijon a une rue des Perrières à l’assaut d’une colline portant autrefois des vignes.

En Boussetourte aujourd’hui Bousse d’Or (1er cru)    

Au XIIIe siècle, on a trace d’une vigne En Boussetort vendue par Guillaume d’Antigny au duc Robert II1. Le terrier du domaine royal (ancien domaine ducal) de 1507 mentionne En Boussetourte. Jusqu’au XVIIe siècle, on hésite entre la prononciation o et ou : bosse/bousse. Il en va de même pour tort(e)/tourt(e), de la même famille que « tortueux » qui implique une configuration sinueuse, arrondie. On a donc affaire à un terrain bosselé, tortueux. Le composé initial n’étant plus compris est remotivé partiellement en Bousse d’Or au XVIIe siècle (État des revenus de la Châtellenie de Beaune en 1661). La transmutation symbolique valorisante en or s’observe également pour d’autres lieux-dits (ainsi Les Marcs d’Or dijonnais, initialement Mardor pour mardoux « merdeux, boueux »). Aujourd’hui le climat appartient au domaine nouvellement nommé la Pousse d’Or dont Laure Gasparotto a forgé artificiellement l’histoire2. Hubert de Montille, juriste éminent avant d’avoir été le vigneron de Volnay champion du vin de terroir dans le film Mondovino de Jonathan Nossiter, confirme (il a suivi le DU Vin et Culture) que la dénomination cadastrale officielle reste Bousse d’Or. Le souhait commercial d’un complet changement de nom pour imposer Pousse, qui désignerait alors un plant de vigne à la place de Bousse désormais incompris, en dit long sur la pertinence promotionnelle d’une association symbolique de la vigne et de l’or.

En la Peture aujourd’hui Pitures Dessus (1er cru)Les Pitures

La dénomination contient une racine onomatopéique censée reproduire l’impression ressentie au contact de la consistance pâteuse d’une terre boueuse. C’est le cas pour les structures expressives *PIT-, PET-, PAT- , POT- , POUT-… formée de deux consonnes encadrant une voyelle variable, la première consonne étant une occlusive dont la prononciation a un caractère explosif propre à imiter une résistance collante, la seconde est une sourde à effet diluant3.
L’onomatopée est concrétisée dans bon nombre de dénominations. La terre fait pâte avec l’eau  En la Peture (Pitures Dessus) à Volnay. Les Poutures de Pommard, aujourd’hui classées en 1er cru, ne semblent pas souffrir de la description qu’en fait Lavalle : « terre (…) consistante, empâtant des graviers oolithiques »4. Citons encore Au Potey à Couchey, Les Potets à Santenay (et la rue du Petit Potet à Dijon, le Grand Potet étant l’actuelle rue Buffon), Les Heptures à Auxey, fausse coupe d’Es Petures figurant au terrier de 1519.

3. Base pré-indoeuropéenne *KAR / *KAL

« pierre » (François Dumas)

 

ALESSIO, La base pré-indo-européenne *KAR(R)A / *GAR(R)A « pierre »,  Studi etruschi IX, 1935, p.133-51 ; X,1936, p. 165-189.
FOUCHÉ, Quelques considérations sur la base toponymique à propos du pré-indo-européen * KAL « pierre », Premier congrès international de Toponymie et d’Anthroponymie, Actes et mémoires, Paris,  1938.
DAUZAT Albert, La toponymie française, Payot, Paris, 1971 (Le problème des bases pré-indo-européennes p. 70-102).

 

KAR / KAL : base trilitère : deux consonnes encadrant une voyelle.
Variations : alternance sourde/sonore à l’initiale : K/G ; palatalisation : KA>CHA, GA>JA selon la géographie linguistique ; alternance R/L en finale ; degré vocalique zéro.

Base Pré-indoeuropéenne *KAR / *KAL4. Ah qu’il est bon !

Bernard de La Monnoye (Dijon 1641 – 1728), dédie en 1701 un Rondeau à M. Le Gouz de Saint-Seine, président au parlement de Bourgogne, pour le remercier de lui avoir envoyé, au jour de l’an 1701, six bouteilles de son excellent vin de Volnay.

Ah qu’il est bon ce Volenay nouveau !
Un doux transport me saisit le cerveau,
Dès qu’à mes yeux ce jus céleste brille.
Verse, laquais : ô Dieux, comme il pétille !
Honneur et gloire au maître du côteau.
Lui, d’Hippocrène aimant mieux le ruisseau,
A ses amis prodigue son tonneau.
Fut-il jamais manière plus gentille ?
Ah qu’il est bon !
Moi qui ne puis, qu’en stile de brodeau,
Lui rendre ici grace d’un don si beau,
Fier je serai plus qu’un grand de Castille,
S’il daigner en gré prendre cette vetille,
Et s’écrier en voyant mon rondeau :
Ah qu’il est bon !

[1] S. CARRÉ, Volnay, p. 48.
[2]Laure GASPAROTTO, Volnay, Pousse d’Or ou Bousse d’Or ?, Langres, éd. Landor, 2001.
[3] Platon, dans Le Cratyle, avait déjà avancé l’hypothèse d’une origine onomatopéique du langage. Le linguiste Pierre Guiraud (Structures étymologiques du lexique français, Paris, Larousse, 1967, en particulier ch. III « Structures onomatopéiques » p. 65-92) continue dans cette voie, mettant ainsi à mal la théorie plus canonique de l’arbitraire du signe.
[4]Jules LAVALLE, Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte-d’Or, Dijon, 1855, p. 35-46.

 

Sources :

- ADCO, B 517, Terrier de Volnay 1507.
- Sébastien CARRÉ, Volnay. L’histoire au cœur des climats et des terroirs, La planète de l’image, Beaune, 2004 (mémoire de Maîtrise Sciences de la Vigne, Option « Vin et Culture », sous la direction de F. Dumas en 2001-2002, revu pour publication).
- Poésies de M. de La Monnoye, de l’Académie françoise, avec son éloge, publiées par M. de S***,

 

> Consulter la brochure

> Consulter l'extrait numérisé du B 517